La Conscience, vers une expérience individuelle extraordinaire

La conscience humaine est un concept qui intrigue, divise, interroge, surprend, tant elle relève d’expériences subjectives et mystérieuses.

Stanislas Dehaene, auteur du livre “Le code de la Conscience“, considère que la conscience résulte d’un processus cérébral non-conscient, du traitement et de l’analyse de toutes nos pensées, qui vise à porter à notre connaissance qui l’on est, ce que l’on sait, ce que l’on ne sait pas, ce que l’on voit, ce que l’on ne voit pas et ainsi, de comprendre notre propre existence. C’est un phénomène personnel qui ne peut être ressenti que par l’individu lui-même.

Même si aucun scientifique de renommée ne parvient à trancher sur sa définition, nier l’existence d’une conscience reviendrait à nier notre existence même.

L’imagerie cérébrale permet d’observer le phénomène de prise de conscience qui survient lorsque notre activité cérébrale franchit un seuil vers un vaste système d’informations neuronales. On peut donc conclure que la fonction de la conscience est précisément de rendre l’information accessible à un ensemble de processus mentaux.

En outre, avec les dernières avancées scientifiques on peut désormais démontrer que tout organisme vivant est matière consciente au sein du cosmos.

Certains scientifiques s’attellent même à quantifier la conscience et à lui attribuer un caractère mathématique (cf. la théorie de l’information intégrée de Giulio Tononi et Christof Koch). Pourtant,  David Chalmers, philosophe australien spécialiste de l’esprit, évoque le “problème difficile de la conscience”. Car malgré son aspect empirique, cette théorie ne nous dit pas comment et pourquoi les informations cérébrales sont liées à des ressentis, des sensations subjectives. Dans ce contexte, il est difficile de ne pas lui conférer un caractère mystique et spirituel.

Les apports de Alfonso Caycedo et Yves Davrou

La sophrologie est la science qui étudie la conscience humaine et toutes ses modifications, en visant un juste équilibre, une juste harmonie.

Selon Alfonso Caycedo (neuropsychiatre) qui fonda la sophrologie en 1960, la conscience humaine va au-delà de l’expérience, elle transcende l’ordre de la réalité. Pour lui, elle constitue une Force qui intègre tout élément physique et psychique de l’existence et qui anime la personne humaine.

Tandis qu’Yves Davrou (médecin collaborateur et traducteur de Caycedo) y voit une Force de captation et d’intégration des éléments de l’Univers, une Force dynamique et évolutive, qui ne fait aucune distinction entre le corps, l’âme et l’esprit.

Dans cette approche, la conscience est constituée de qualités spécifiques ; elle est individuelle, originale, personnelle, dynamique et transcendante.

En outre, elle possède des caractéristiques diverses ; clarté, amplitude, tonicité (qui lui permet de ne pas confondre le réel et l’irréel) et complexité (capacité de traiter des informations complexes, concrètes et abstraites).

L’entraînement sophrologique nous installe progressivement dans le niveau paradoxal d’éveil de la conscience, qui nous permet d’explorer nos capacités d’attention et de concentration, nos capacités de futurisation, de créativité, de reprogrammation, nos capacités mnésiques, nos capacités de transcendance, de dépassement, etc.

Ce niveau, étant proche de la rêverie, nous permet de quitter un état de conscience ordinaire, voire pathologique (dysharmonie), et de retrouver une conscience extra-ordinaire, intégrant toutes les ressources fabuleuses de l’être.

 

 

 

 

 

 

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