Le langage du cœur

La semaine dernière, j’ai vécu un véritable électrochoc lors d’un module d’initiation à la Communication NonViolente*. Suivi d’un constat amer, mon langage n’est pas toujours juste, n’est pas toujours aligné. Et cela me met parfois, en état de disgrâce, de frustration et d’incompréhension.

Chargé d’un sens et d’un poids énergétique puissant, le mot, lorsqu’il est mal choisi, mal utilisé, peut nuire au Soi et à l’autre.

Aujourd’hui, plus que jamais, j’ai le souhait véritable de transformer cet aspect, dans ma vie.

Prendre conscience d’être  “gouvernée” quelques fois, par un rationnel puissant, qui met à mal mes échanges dans ce qu’ils ont de plus authentiques.

Prendre conscience d’être assombrie quelques fois, par un langage “chacal” qui me submerge d’émotions négatives.

Et en même temps, prendre conscience avec humilité et recul, qu’il ne s’agit pas de tout modifier ainsi, d’adopter une posture girafe, du jour au lendemain, au gré des rencontres.

Le cheminement est rude et long. Très long. Il nécessite de longues années de formation et d’entraînement personnel. 

Et ce passage, d’un mode de communication rationnel, à un mode de communication authentique, celui de nos profondeurs, ne peut avoir lieu sans une reconnexion à tout notre être.

Pratiquer la CNV

  • Traduire nos pensées jugeantes, dévalorisantes ainsi que nos émotions qui bloquent toute communication afin de poser un regard OBJECTIF tel un appareil photo, et en même temps, clarifier nos émotions, nos sentiments.
  • Poser un premier choix ; soit, celui de rester dans un processus de pensée rationnelle, sans élan nouveau, sans ouverture aux autres, soit, choisir de se reconnecter à notre espace intérieur, redescendre dans notre Hara, notre centre.
  • Basculer d’un travail intérieur profond, où chaque émotion est reliée à un besoin et sortir du langage dominé par l’aspect psychologique.
  • Identifier mes besoins, les besoins de l’autre et mettre l’énergie de vie en mouvement pour poser des actions, dans l’ici et maintenant. Puis, voir le monde avec un regard nouveau et prendre sa part de responsabilité plutôt que de rester dans le jugement.
    Un besoin véritable ne dépend ni de l’autre, ni d’un événement extérieur.
  • Formuler alors une demande précise, cadrée, mettre en place des stratégies novatrices, porteuses de sens, d’échanges, de partages et de nouvelles collaborations.
  • Développer une qualité d’empathie envers soi et envers l’autre. Développer une qualité d’être.
  • Faire le lien avec la pratique sophrologique qui  permet de mieux saisir nos émotions, nos sentiments et nos besoins, au travers de l’exploration de notre intelligence émotionnelle.
  • Se poser là, être bien ancré, être présent à soi, reconnaître ses besoins, ses sentiments et se permettre cette ouverture aux autres, ce langage du cœur.

La sophrologie est une philosophie, un art de vivre, tandis que la CNV est un art martial du langage (dixit Catherine Tihon) !

“J’observe, je ressens, je clarifie mon besoin, le besoin de l’autre, je mets en place une stratégie.”

Si simple dans son aspect théorique, ce processus est pourtant si complexe dans sa mise en oeuvre.

Un trajet de 25 cm entre la tête et le cœur, le chemin de toute une vie !

*Animé par Catherine Tihon, formatrice certifiée en CNV et fondatrice de l’asbl Antares.

Rose P

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