Le pardon et la CNV pour se libérer du carcan de la colère

Colère, honte, culpabilité, déception et hostilité sont autant d’émotions de frustrations qui surviennent lorsque nos besoins ne sont pas satisfaits.

Pour rappel, en se reconnectant à notre corps et à nos émotions, le processus sophrologique permet de reconnaître plus subtilement, nos besoins fondamentaux.

Besoins physiologiques, besoin d’autonomie, besoin de célébration, besoin d’intégrité, besoin d’interdépendance, besoin de jeu et de communion spirituelle.

La colère, sentiment si commun à tout un chacun, est provoquée par nos jugements, nos critiques et nos reproches envers autrui.

Or, prendre pleinement conscience de la cause de cette émotion, prendre la totale responsabilité de nos pensées et admettre qu’elles seules provoquent nos émotions, permet de se libérer du poids de la colère.

A l’inverse, le ressassement obsessionnel nous enchaîne à cette colère et peut entraîner des actions, des comportements inadaptés, voire destructeurs.

Dans notre quotidien, juger et critiquer sont des habitudes persistantes, dont on peut se défaire par un entraînement régulier de la Communication Non Violente.

Dès lors, il s’agit d’exprimer pleinement notre colère en 4 temps ;

  1. s’arrêter un instant, respirer profondément
  2. identifier les jugements qui accaparent nos pensées
  3. renouer avec nos besoins
  4. exprimer ses sentiments et ses besoins insatisfaits

Pour vivre en harmonie avec nos propres valeurs, il sera parfois nécessaire de prendre son temps et de faire preuve d’écoute empathique envers autrui afin de renouer avec notre part d’humanité, celle qui nous fédère.

Selon une étude menée par des scientifiques en psychologie, et dans la même ligne de conduite que la CNV, la pratique du pardon nous permet de passer outre la colère et de reprendre la voie d’un chemin plus serein.

Il s’agit d’une pratique difficile mais qui nous permet aussi d’adopter une perspective nouvelle et de remettre de l’humanité, là où elle semblait disparue.

Quelques conseils pour faire du pardon un rituel, afin d’atténuer colère et amertume :

  • savoir apprécier le pardon d’autrui lorsqu’on a été l’offenseur
  • se pardonner à soi-même et écrire sa part de responsabilité par la description des faits objectifs
  • visualiser l’offenseur qui reçoit le pardon et lâcher-prise sur la douleur
  • adopter un point de vue bienveillant car empathie et pardon amènent au contrôle de nos pensées
  • se prêter à l’écriture => écrire le pardon de façon graduelle, partant d’une situation facile à une situation plus difficile, en s’inspirant des personnes qui ont su pardonner
  • établir le contact soit par l’envoi d’une lettre de pardon, soit par des gestes bienveillants envers la personne que l’on pardonne en secret

En Douve Conscience,

En Douce Harmonie,

Rose P

 

 

 

 

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