Voguer, entre peur originelle et désirs insatiables

Selon Thich Nhât Hanh, célèbre moine bouddhiste vietnamien, notre peur originelle prend racine dès notre premier cri, à notre arrivée sur Terre.

Notre peur de mourir est intrinsèquement liée à notre désir de survivre.

Aussi, la crainte de l’abandon nous pousse à croire que notre survie dépend d’autrui et la quête permanente de satisfaire nos envies multiples, nous empêche de vivre pleinement dans l’ici et maintenant. 

La pratique du samtusta nous enseigne l’art de se contenter de peu.

Tandis que la pratique de l’ayoniso manaskara, nous permet de nous libérer des images traumatisantes du passé, par l’accueil, la compréhension et la compassion de notre souffrance. Ainsi, pour être heureux, il faut savoir la reconnaître et l’apprivoiser.

Par la pratique des 5 Remémorations, j’examine de près, la graine de la peur :

  1. Je ne peux échapper à la vieillesse car il est dans ma nature de vieillir.
  2. Je ne peux échapper à la maladie car il est dans ma nature d’être malade.
  3. Je ne peux échapper à la mort car il est dans ma nature de mourir.
  4. Je ne peux échapper au fait d’être séparé un jour de tout ce qui m’est cher, de tout ce que j’aime. Je suis venue ici les mains vides, je repartirai les mains vides.
  5. J’hérite du fruit des actions de mon corps, de mes paroles et mes pensées. C’est la seule chose que je puisse emmener avec moi.

Ainsi, je vogue avec la vie.

En Douce Conscience,

Rose P

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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